PIEZO : la découverte scientifique qui ouvre une nouvelle voie en cosmétique

PIEZO : la découverte scientifique qui ouvre une nouvelle voie en cosmétique

Et si notre peau était capable de percevoir bien plus de choses qu'on ne l'imaginait ?

Quand vous appliquez votre crème de soin, cela ne prend que quelques secondes. C'est un geste du quotidien, presque automatique. Pourtant, à ce moment précis, votre peau ne se contente pas d'absorber une texture ou des principes actifs : elle ressent. Elle perçoit la pression de vos doigts, le contact, le mouvement.

Loin d'être une simple image poétique, cette perception repose sur un mécanisme biologique très concret qui fait intervenir une famille de récepteurs appelés PIEZO. Cette découverte est d'ailleurs si majeure qu'elle a été récompensée par le Prix Nobel de Physiologie ou Médecine en 2021. Aujourd'hui, elle ouvre des perspectives fascinantes pour le monde de la cosmétique.

 

PIEZO : comment vos cellules ressentent le toucher

Pendant très longtemps, les chercheurs se sont posés une question intrigante : comment une cellule parvient-elle à savoir qu'elle est touchée, étirée ou même comprimée ? C'est en 2010 que le laboratoire d'Ardem Patapoutian a enfin trouvé la réponse en identifiant deux protéines capables de détecter ces contraintes mécaniques : PIEZO1 et PIEZO2 (un nom tiré du grec "piezein", qui signifie presser).

Concrètement, ces protéines font partie de la famille des canaux ioniques mécanosensibles. Lorsqu'une membrane cellulaire subit une déformation (que ce soit par une pression, un étirement ou un simple contact) ces canaux s'activent et déclenchent toute une cascade de signaux à l'intérieur de la cellule. Pour la toute première fois, la science comprenait exactement comment le sens du toucher se traduit sur le plan biologique. C'est d'ailleurs ce qui a valu à cette équipe le fameux Nobel de 2021.

 

Pourquoi la cosmétique s'intéresse-t-elle de si près aux récepteurs PIEZO ?

Si les canaux PIEZO sont présents dans de nombreux tissus de notre corps, c'est leur présence dans la peau qui passionne particulièrement les experts en neurosciences cutanées. On les retrouve notamment dans les kératinocytes (les cellules les plus nombreuses de l'épiderme) ainsi que les fibroblastes du derme (cf. Anatomie d'une peau ferme et souple)

Cela signifie que la peau n'est pas juste une barrière protectrice. C'est un véritable organe sensoriel, actif, qui perçoit son environnement et traduit les stimuli physiques en réponses biologiques locales. Forcément, cela bouleverse notre façon de concevoir les soins cosmétiques.

 

PIEZO1 et oxytocine cutanée : un dialogue inattendu

Quand un récepteur PIEZO1 de la peau est activé par un effleurement, un massage ou toute autre stimulation mécanique, il ne se contente pas de créer une sensation. Il est aussi capable d'influencer des processus biologiques locaux, et notamment la libération d'oxytocine cutanée.

On a longtemps cru que l'oxytocine (souvent surnommée l'hormone de l'attachement et du bien-être ) était uniquement l'affaire du cerveau. Or, les études scientifiques récentes prouvent qu'elle agit aussi au niveau périphérique, directement dans la peau. Cette découverte est cruciale car cette signalisation locale participe à des mécanismes essentiels : elle aide à moduler le stress cutané, renforce la cohésion des tissus, et soutient la production de collagène I (cf. Anatomie d'une peau ferme et souple) ainsi que d'acide hyaluronique (cf. Anatomie d'une peau ferme et souple). En d'autres termes, elle joue un rôle direct dans le confort, la fermeté et la qualité globale de notre peau.

 

Dialoguer avec les sens de la peau : une nouvelle approche

Chez Garrigue, nous voyons la peau comme un écosystème vivant qui cherche constamment à maintenir son équilibre. Le problème, c'est qu'elle doit faire face au quotidien à de multiples agressions : le stress externe, physiologique, mais aussi émotionnel. Et toutes ces dimensions ont un impact sur nos voies neuro-cutanées.

C'est pour cette raison que nous ne croyons pas aux solutions miracles basées sur un seul actif isolé ou à une simple correction de surface. Notre approche vise plutôt à soutenir l'ensemble de cet écosystème en agissant à la fois sur le microbiome, la barrière cutanée et les mécanismes neuro-sensoriels liés à la perception du stress. C'est exactement la philosophie qui se cache derrière l'un des actifs phares de notre SÉRUM revitalisant.

 

Le jasmin de Grasse au service des neurosciences cutanées

Notre SÉRUM revitalisant contient un extrait phytofermenté de fleurs de jasmin de Grasse, spécifiquement étudié pour son action sur les voies PIEZO1 de la peau. Les tests réalisés (in vivo et ex vivo) ont donné des résultats vraiment prometteurs.

En ex-vivo, on observe une activation des voies PIEZO1, liée à une augmentation du taux d'ocytocine cutanée ainsi qu'une hausse impressionnante du collagène I (+255%) et de l'acide hyaluronique (+38%).

Lors d'une étude clinique en double aveugle menée sur 34 femmes (âgées de 36 à 66 ans), cet actif a notamment permis une modulation positive des marqueurs de stress émotionnel, jusqu'à augmenter l'oxytocine salivaire de 201% après 28 jours d'utilisation. On a globalement observé une amélioration globale du bien-être.

Mais au-delà de ces chiffres spectaculaires, ce qui nous anime vraiment, c'est ce pont inédit entre neurosciences et cosmétique. C'est l'idée novatrice qu'un soin puisse véritablement dialoguer avec la biologie de notre peau pour améliorer son confort et sa qualité.

 

Ce que ça change vraiment pour vous

Bien sûr, la découverte des récepteurs PIEZO ne suffit pas à faire un bon produit cosmétique. En revanche, elle valide une idée fondamentale : notre peau possède sa propre biologie de la perception. Elle ressent, elle interprète et elle réagit.

Pour une marque tournée vers les neurosciences cutanées comme la nôtre, c'est loin d'être un détail. C'est même le cœur de notre démarche chez Garrigue : chercher à comprendre pourquoi la peau réagit d'une certaine manière avant de décider comment la traiter. Car une peau saine et équilibrée se comprend dans sa globalité.

 

Garrigue — pour rééquilibrer ce que la vie bouscule.

 

Sources bibliographiques

Coste B, Mathur J, Schmidt M, Earley TJ, Ranade S, Petrus MJ, Dubin AE, Patapoutian A. Piezo1 and Piezo2 are essential components of distinct mechanically activated cation channels. Science. 2010 Oct 1;330(6000):55-60. DOI : 10.1126/science.1193270

The Nobel Prize in Physiology or Medicine 2021. NobelPrize.org. Nobel Prize Outreach AB. Disponible sur : https://www.nobelprize.org/prizes/medicine/2021/summary/

Hayre N. Oxytocin Levels Inversely Correlate With Skin Age Score and Solar Damage. J Drugs Dermatol. 2020 Dec 1;19(12):1146-1148. DOI: 10.36849/JDD.2020.5063. PMID: 33346511.·

Benameur T, Soleti R, Porro C, Andriantsitohaina R, Martínez MC. The antiaging role of oxytocin. Neural Regeneration Research. 2021;16(12):2397-2402. DOI : 10.4103/1673-5374.313032

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